Assurance chômage : le patronat s’obstine à chercher un milliard d’euros d’économies

Le bras de fer entre syndicats et patronat s’est poursuivi le 11 février, lors de la troisième séance de négociation interprofessionnelle sur l’Assurance chômage, au siège de l’Unédic. Le ministre du Travail, dans son courrier adressé le 27 janvier aux négociateurs, avait confirmé l’objectif de trouver 400 millions d’euros d’économies, « notamment » sur les ruptures conventionnelles. Mais le patronat s’obstine à porter ces économies à un milliard d’euros, en attaquant tous azimuts les droits des demandeurs d’emploi. Hors de question pour FO, qui refuse de toucher aux règles d’indemnisation chômage.

Ça se décantera le 25 février

« Le Medef nous a fait un grand laïus sur la responsabilité. La dernière fois, les employeurs avaient obtenu une baisse de cotisation. La responsabilité serait peut-être d’augmenter ces cotisations », réagit Michel Beaugas, secrétaire confédéral FO chargé de l’emploi.

Il rappelle aussi la négociation qui se déroule parallèlement sur les contrats courts. « Ces derniers coûtent beaucoup plus cher à l’Assurance chômage que les ruptures conventionnelles. Des économies peuvent aussi être réalisées sur les contrats courts, en faisant payer les entreprises », ajoute-t-il.

Les interlocuteurs sociaux sont convenus de mettre sur la table leurs propositions avant la prochaine séance, prévue le 19 février. Si les positions semblent pour l’instant très éloignées, « ça se décantera le 25 février », prédit le négociateur FO, soit la date limite fixée à l’agenda pour trouver un accord.

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